La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean propose trois projets de parc solaire

MASHTEUIATSH, 25 FÉVRIER 2026 – La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean développe actuellement trois projets de parc solaire. Ces projets seront soumis à Hydro-Québec dans le cadre de l’appel d’offres pour l’acquisition de 300 mégawatts (MW) d’énergie solaire photovoltaïque.

« Le milieu assume son leadership en développement de projets énergétiques 100 % communautaire. Nous sommes persuadés que le modèle de l’énergie communautaire favorise la réalisation de projets responsables et permet de maximiser les retombées pour l’ensemble du territoire. Le développement de projets de parc solaire représente une opportunité de développer une nouvelle expertise dans ce secteur d’activités », déclare le président de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, Richard Hébert.

Les trois projets totalisent 19,7 MW et sont projetés à Mashteuiatsh (4,9 MW), Saint-Félicien (9,9 MW) et Saint-Thomas-Didyme (4,9 MW). À Mashteuiatsh, le parc solaire de serait situé près du secteur des étangs aérés sur la rue Matshetshu. Pour les deux autres parcs solaires, ils seraient situés sur des terrains appartenant à Domtar, soit près de l’usine de pâte de Saint-Félicien sur le rang Saint-Eusèbe et de la scierie de Saint-Thomas-Didyme sur l’avenue du Moulin.

Rencontres d’information

Des rencontres sont organisées pour permettre à la population de s’informer à propos des projets et leur permettre de poser leurs questions.

Saint-Thomas-Didyme
Mardi 10 mars 2026
16 h à 20 h
Salle Gaieté, 61 avenue du Moulin
Saint-Félicien
Mercredi 11 mars 2026
16 h à 20 h
Hôtel de la Boréalie, 862 boul. du Sacré-Coeur  
Mashteuiatsh
Jeudi 12 mars 2026
16 h à 20 h
Musée ilnu de Mashteuiatsh, 1787 rue Amishk

À propos de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean

La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean est un organisme à but non lucratif créé en 2007 par Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, la MRC de Maria-Chapdelaine et la MRC du Domaine-du-Roy. Elle a développé avec succès les projets de centrales hydroélectriques communautaires de Val-Jalbert et de la Onzième Chute qui sont des modèles de développement responsables.

Le modèle de l’énergie communautaire mis en valeur

Le mensuel économique Informe Affaires propose une série d’articles dans le cadre d’un dossier spécial « Le Nord en action : énergies, mines et vision d’avenir ». Le modèle de l’énergie communautaire y est mis en valeur.

Denis Taillon, administrateur de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, qui en a été président pendant plusieurs années, a plaidé pour que le Québec se dote d’une véritable politique de l’énergie communautaire. Une telle politique donnerait le temps nécessaire aux communautés de développer des projets qui répondent davantage aux besoins et préoccupations du milieu. Rappelons que la SECLSJ a développé avec succès les projets de centrales hydroélectriques de Val-Jalbert et de la Onzième Chute.

Par ailleurs, un article est aussi consacré à Développement PEK. À titre d’organisme à but non lucratif de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Développement PEK vise à maximiser les retombées économiques des projets énergétiques pour la communauté, de même que ses partenaires communautaires tout en développant une expertise locale. Les projets énergétiques représentent des opportunités uniques pour les Premières Nations et les communautés locales de travailler ensemble vers l’atteinte d’une vision commune.



10 ans de la minicentrale Val-Jalbert : le modèle de l’énergie communautaire est toujours aussi pertinent

La minicentrale Val-Jalbert a été mise en service il y a maintenant 10 ans. Rappelons que c’est la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean qui a d’abord développé le projet avant qu’il soit ensuite pris en charge par Énergie hydroélectrique Ouiatchouan qui a assumé la construction et qui gère encore aujourd’hui les opérations.

De nombreux dignitaires étaient réunis pour participer à l’activité organisée par Énergie hydroélectrique Ouiatchouan S.E.C. pour célébrer le 10e anniversaire. L’activité a permis de revenir sur tout le chemin parcouru, de souligner la vision qui a permis à ce projet d’énergie communautaire de voir le jour et de se tourner vers l’avenir.

La réalisation du projet minicentrale de Val-Jalbert a incité d’autres communautés à prendre en main le développement de projets sur leur territoire selon le modèle de l’énergie communautaire. Dans le contexte où le Québec doit augmenter sa production d’énergie pour répondre à la demande croissante et que l’enjeu de l’acceptabilité sociale représente un élément essentiel du succès des projets, le modèle de la minicentrale Val-Jalbert représente certainement un exemple à suivre.

« Le milieu a osé en réalisant le projet de minicentrale Val-Jalbert. La plus grande leçon qu’il faut tirer du projet de minicentrale Val-Jalbert, c’est de n’avoir jamais peur d’oser », a mentionné l’ancien président de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean et administrateur, Denis Taillon.

Une vidéo a été produite afin de laisser une trace pour les générations futures. On peut en apprendre davantage sur le processus ayant mené à la naissance de ce projet novateur. Il est possible de le visionner en cliquant ici : https://youtu.be/cvmvogtvQ74.

Décès d’Alain Nepton : un grand Pekuakamiulnu nous quitte

La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean tient à rendre hommage à Alain Nepton, décédé le 31 mars 2025 à l’âge de 78 ans, et à le remercier pour son apport inestimable au fil des années.

Alain Nepton agissait à titre de président des conseils d’administration de la la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, Développement PEK, Shipiss et vice-président de Gestion PEK.

Homme d’une grande sagesse, il comprenait mieux que quiconque l’importance du dialogue, mais surtout de l’écoute.

Il a toujours eu sa Nation à coeur. Il était conscient de l’importance de tisser des relations entre les Nations afin que nous nous comprenions tous un peu mieux.

Il aura laissé une empreinte durable sur sa communauté, sur nos organisations et sur plusieurs personnes qui ont croisé son chemin.

Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Des hommages

Dans un article de Radio-Canada (2 mars 2025), le chef de la Première Nation des Pekuamiulnuatsh, Gilbert Dominique, a souligné son grand savoir et son engagement pour la communauté jusqu’à la toute fin.

Le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, lui a souligné la perte pour la communauté et a rappelé à quel point il était apprécié.

Énergie éolienne : développement communautaire et acceptabilité sociale au coeur des préoccupations

Hydro-Québec, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, la MRC du Domaine-du-Roy et le Conseil des Atikamekw de Wemotaci ont annoncé la signature d’une entente-cadre pour développer le potentiel éolien de la zone Chamouchouane.

En entrevue, le chef de la Première Nation de Pekuakamiulnuatsh, Gilbert Dominique, et le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy ont cité l’importance de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean dans la prise en main de leur développement énergétique. Ils ont aussi insisté sur l’importance de l’acceptabilité sociale. Ces éléments ont toujours été au coeur de la vision mise de l’avant par la SECLSJ.

Le modèle de l’énergie communautaire devra inspirer le développement éolien

Mashteuiatsh, le 3 juillet 2024 — La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ) salue la volonté d’Hydro-Québec d’impliquer les communautés autochtones et locales très tôt dans le processus et de faire une place importante à l’acceptabilité sociale dans sa Stratégie de développement éolien. L’organisation suivra le développement de près, mais ne sera pas impliquée dans le processus de développement de la zone Chamouchouane.

Rappelons que la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean avait amorcé des démarches pour analyser la possibilité de développer un parc éolien dans le secteur Chamouchouane. L’entente conclue entre Hydro-Québec, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, la MRC du Domaine-du-Roy et Conseil des Atikamekw de Wemotaci vient y mettre un terme puisque le modèle retenu et les partenaires sont différents de ceux de la SECLSJ.

Les membres du conseil d’administration estiment que le modèle de l’énergie communautaire développée par la société devra toutefois inspirer le développement éolien sur le territoire.

« Lors du processus de développement de nos projets, nous avons mené plusieurs préconsultations et consultations en amont afin que la population et les organisations puissent se faire entendre et influencer le cheminement. Également, nous avons toujours voulu maximiser les retombées économiques locales et régionales. Cela a grandement favorisé l’acceptabilité de nos projets dans le milieu. Nous croyons que ces principes que nous avons ardemment défendus seront fort utiles pour le développement de la filière éolienne sur le territoire », affirme le président de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, M. Alain Nepton.

À propos

La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean est un organisme à but non lucratif issu d’un partenariat entre Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, la MRC Maria-Chapdelaine et la MRC du Domaine-du-Roy. Sa mission est de favoriser le développement de projets axés sur la mise en valeur des énergies renouvelables du territoire et de maximiser les retombées locales et collectives.

Éolien : prendre le temps de bien faire les choses

Bien que la secteur à proximité du poste Chamouchouane d’Hydro-Québec ait été identifié par la société d’état comme ayant le potentiel d’intégrer 600 MW d’énergie éolienne, aucun projet n’a été déposé lors de l’appel d’offres d’Hydro-Québec

Le président de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, Alain Nepton, fait le point dans une entrevue accordée à L’Étoile du Lac.

Pour lire l’article, cliquez ici.

Le modèle d’énergie communautaire fait des petits

Le modèle d’énergie communautaire est maintenant reproduit ailleurs au Québec. Les succès des projets de minicentrales de Val-Jalbert et de la Onzième Chute impliquant Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, la MRC de Maria-Chapdelaine, la MRC du Domaine-du-Roy et des municipalités locales ont convaincu de nouveaux partenaires de se lancer dans l’aventure.

Cette fois-ci, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan mènera un projet avec le Conseil des Attikamekw de Manawan et la MRC de Matawinie afin d’aménager une minicentrale hydroélectrique à même le barrage existant Matawin opéré par Hydro-Québec dans la région de Lanaudière. Les trois partenaires se sont unis au sein de la société en commandite Énergie Matawak.

« C’est une fierté de partager notre modèle d’énergie communautaire avec de nouveaux partenaires. C’est une approche qui porte fruit, car les retombées reviennent aux partenaires locaux. Le projet Énergie Matawak est un exemple de relations respectueuses entre les Premières Nations et les Québécois. Nous espérons voir ce modèle se répéter et se reproduire ailleurs. C’est ensemble que nous pouvons faire évoluer les choses en proposant des opportunités de développement économique saines, responsables et durables », explique la vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, Mme Guylaine Simard.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Une vidéo sur la filière énergie de Mashteuiatsh

La filière énergie de Mashteuiatsh permet aux Pekuakamiulnuatsh de se développer économiquement et socialement en plus d’assurer des retombées financières pour les générations futures.

La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, dans laquelle Pekuakamiulnuatsh Takuhikan est impliqué avec ses partenaires des MRC de Maria-Chapdelaine et du Domaine-du-Roy, fait partie intégrante de l’histoire de cette filière énergie.

Découvrez son histoire.

Opinion : L’ambition énergétique du Québec devra passer par les communautés

Dans cette lettre d’opinion rédigée par Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog, les projets des partenaires de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean sont cités en exemple.

Source : https://fqm.ca/wp-content/uploads/2023/11/lo_planactionhydro-quebec.pdf

« L’arrivée de M. Michael Sabia comme président-directeur général d’Hydro-Québec lance une phase de croissance ambitieuse pour notre société d’État. Le plan d’action dévoilé le 2 novembre dernier a comme principaux objectifs de redynamiser la filière énergétique québécoise et la société d’État afin de soutenir l’ambition énergétique d’un Québec en plein développement. À titre de porte-parole des régions, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) accueille favorablement les nouvelles orientations et souhaite contribuer positivement à la réalisation du plan d’action. Cependant, la réussite de ce dernier lui impose de renouveler ses rapports avec les régions et, pour ce faire, nos membres devront être assurés de pouvoir participer à la réalisation des projets et de bénéficier directement de leurs retombées.

Pour aller aussi vite que son plan le demande, Hydro-Québec devra inévitablement prioriser de nouveaux projets énergétiques à proximité de milieux habités, de milieux protégés ou encore dans des zones agricoles. De plus, pour atteindre la croissance souhaitée d’ici 2050, des milliers de kilomètres de lignes de transports devront être aménagés à travers notre territoire dans les prochaines années. Cela obligera donc HydroQuébec à modifier ses façons de faire dans ses relations avec les régions et les communautés.

Comme le plan l’indique, les communautés autochtones devront y être associées. La FQM partage cette condition puisqu’elle considère depuis longtemps que le développement de projets énergétiques constitue une occasion unique pour établir des ponts durables entre les communautés.

Toutefois, Hydro-Québec ne pourra réaliser ses ambitions si les projets n’associent pas toutes les communautés d’un même territoire. La réalité a changé depuis l’aménagement des grandes centrales; les régions doivent maintenant prendre part directement à la réalisation des projets. Le plan d’Hydro-Québec devra d’ailleurs être révisé pour refléter davantage cette réalité.

Au Québec, plusieurs projets énergétiques ont été en mesure de se distinguer et d’être implantés rapidement avec l’appui de toutes les composantes du milieu local. Ces projets porteurs ont permis de générer d’importantes retombées économiques et d’améliorer des services aux citoyens en plus de participer au développement économique de leur région. Les projets éoliens réalisés par l’Alliance de l’est regroupant 16 MRC, 209 municipalités locales et la première nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, ainsi que les centrales hydro-électriques réalisées par les MRC du Domaine-du-Roy et de Maria-Chapdelaine avec la première nation de Mashteuiatsh, constituent des modèles en ce domaine. D’ailleurs, on ne compte plus le nombre de projets communs de toute nature mis en place par les communautés autochtones et non autochtones, ce qui est une grande source de fierté.

Les régions sont donc les alliées naturelles d’Hydro-Québec pour que le Québec développe tout son potentiel énergétique dans le respect de chacun. Nous sommes en effet en mesure aujourd’hui de participer activement et financièrement autant à la mise en place de nouveaux projets énergétiques qu’au renouvellement des contrats en cours.

Pour mettre en œuvre son nouveau plan d’action, Hydro-Québec souhaite mettre en place un dialogue avec les différents intervenants. Notre expérience et nos responsabilités en aménagement du territoire nous positionnent comme un acteur incontournable pour implanter de façon durable des projets énergétiques sur nos territoires. Le Québec, pour continuer d’avancer dans les prochaines années, aura besoin de beaucoup d’énergie renouvelable et la FQM et ses membres sont prêts pour cet important chantier.

La FQM a pour mission de défendre les intérêts politiques et économiques de plus de 1 040 membres, notamment en se dotant d’une vision claire associant les communautés dans la réalisa on de projets énergétiques dans les régions, mais également en appuyant, sur le terrain, les municipalités qui ont décidé d’investir dans ces projets. La mise en place d’un service d’accompagnement de nos membres pour leurs projets énergétiques en témoigne. Nous bonifierons donc notre appui à ceux et celles qui décideront de travailler en ce sens. Pour s’assurer que nos régions et nos citoyens bénéficient du développement de nos précieuses ressources naturelles, la FQM et ses membres seront toujours au rendez-vous. »